Ma chére soeur je t'écris cette lettre en sachant bien malheureusement que tu ne la liras jamais.
Cela fait trés longtemps et pourtant je ne cesse d'y penser, comment oublier ce qui c'est passé ?
A l'époque j'étais trop jeune pour comprendre, je ne pouvais voir la souffrance qui t'habitait.
Je me rappelle encore de cette journée là, tellement de tendresses, de rires, de joies, toi et moi.
Tu me prenais dans tes bras, contre toi, tu me disais que tu serais toujours là pour moi, promis.
Je m'en souviens, de nos dernières étreintes, de nos derniers fous-rires, de nos derniers jeux.
J'croyais en toi, je croyais en tes promesses, souviens toi de mes larmes quand j'ai du rentrer.
Aujourd'hui j'ai bien grandis, j'ai déjà 17 ans mais toi tu n'es pas là pour le voir, tu ne sais rien.
Aujourd'hui je suis capable de comprendre, et pourtant je ne comprend pas, cette absence...
10 ans déjà que je m'éfforce de garder ton visage gravé, je veux encore pouvoir entendre ton rire.
Mais tout s'éfface peu à peu, malgrés moi, pardonne moi, aujourd'hui ton visage devient flou,
Tu sais, je rêve de toi souvent, ma soeur comme tu me manques, je te revois prés de moi.
10 ans c'est long et pourtant tu vois je pense encore à toi, constament, chaque instants, j'ai mal.
A présent lorsque l'on me demande de parler de ma famille, j'avou que j'ai du mal à répondre.
Je ne sais jamais comment parler de toi, qui es tu pour moi ? Qui étais tu ? Je ne sais pas.
J'ai, depuis longtemps, perdu espoir, je sais que tu ne reviendras pas, trop long est le silence.
Je ne veux pas que tu restes un mauvais souvenirs, qu'il ne me reste plus que ton absence.
Il y a eu tellement de bons moments, je garde tout ce que j'ai de toi, au cas où ... peut-être ... ?
Peut être t'arrives t-il de penser encore à moi, quelques fois, je ne sais pas, j'espére..ou non.
Mais il y a une chose dont je suis sure et qu'il ne faut pas que tu oublies, c'est que je t'aime.
Si un jour, par hasard, tu passais par là , sache que je suis prette a pardonner toutes ces années.
Si seulement tu revenais, je serai prette à oublier ce silence qui m'a tant bléssée, pour toi.
A ma bien chére soeur, tu me manques, je t'aime.